Les réfugiés

Situation concernant les réfugiés à Cherbourg - Octeville
  
 Historique: depuis l’été 2006 de nombreux réfugiés arrivent et s’arrêtent à la C.U.C dans le but de rejoindre l’Angleterre.
 Des arrestations massives, mirent fin au squat de Tourlaville, mais nous pouvons constater que ces arrestations n’ont eu aucun effet sur le long terme, puisque dès les mois de novembre/décembre 2006 un squat a réapparu à Cherbourg-Oteville. En effet depuis le mois de janvier 2007 et jusqu’à ces derniers jours (le 23 juillet 2007), les réfugiés ont élu domicile sur le terrain de la SHEMA . La SHEMA ayant saisi le TGI de Cherbourg, les réfugiés durent le quitter sous peine d’expulsion.
 
Situation juin/juillet 2007: le nombre de réfugiés à Cherbourg-Oteville a plus que doublé, passant de trente à soixante-dix .Les origines sont devenu plus diverses (Iraniens, Africains, Kurdes, Iraquiens). Deux femmes enceintes d’origine Éthiopienne furent prise en charge grâce à l’action d’Itinérance dans le cadre d’une demande d’asile.
Le squat n’étant constitué que de toiles de tentes et les réfugiés n’ayant aucun accès à des lieux d‘hygiène. De nombreux problèmes sanitaires sont apparus par exemple des cas de gale. Après de multiples démarches effectuées par Itinérance, la Préfecture réagit pour la première fois en débloquant une enveloppe de cinq mille euros, en organisant une réunion sur la situation sanitaire. Ainsi, avec l’appui de la municipalité, la majorité des réfugiés ont pu prendre un traitement contre la gale, une douche,etc. Bien que l’association ait dû trouver elle-même le personnel compétent à la prise du traitement (deux médecins bénévoles ) , il s’agit tout de même d’une avancée. Mais il ne s’agit là que d’une action ponctuelle, et les mêmes causes produisant les mêmes effets il est probable que des problèmes similaires réapparaissent.
 
Tensions sur le port: dans la nuit du 12 au 13 juillet, un réfugié s’étant introduit dans une caravane, fut touché par balle par le propriétaire surpris. Suite à cet événement, les CRS semblent être réclamés par tous . Mais il est toutefois intéressant de noter qu’un responsable de la CCI admet dans La Presse de la Manche du 14 juillet que le problème de fond ne sera pas résolu de cette manière et que le responsable d’une compagnie maritime pose la question fondamentale « pourquoi arrivent-ils ici? » .
 
Solutions à apporter: suite à ces tensions, et à la demande d’expulsion du terrain de la SHEMA, le Collectif contre le Racisme et les Idées d’Extrême Droite a tenu deux conférences de presse. Dans celles-ci, le Collectif rappelle que la solution à ce problème ne peut être que politique, pour lui il s’agit de :
 - accorder une vraie protection aux victimes des guerres civiles,
 - leur permettre de choisir le pays de l’UE dans lequel ils demandent asile, à partir de n’importe quel autre point du territoire européen,
 - élargir le droit d’asile,
 - renégocier les accords avec le Royaume-Uni afin que ce pays ne puisse plus se prévaloir de sa situation géographique pour se soustraire à la règle de libre circulation entre États de l’Union,
 - créer des structures d’accueil inconditionnelles qui permettent aux réfugiés de se poser, d’échapper aux filières mafieuses et d’entrer dans une logique d’intégration, ici ou ailleurs en Europe.
Dans tous les cas nous nous accordons sur le fait que ce n’est en rien l’existence ou non de structures d’accueil qui attirent les réfugiés, mais bel et bien l’existence de liaisons trans-Manche. Pour ces réfugiés il s’agit avant tout de fuir la guerre et l’oppression pour rejoindre la Grande-Bretagne. Le Collectif appelle une nouvelle fois les autorités concernées (État, Conseil Général, municipalité) à tenir avec les associations et dans les meilleurs délais une table ronde pour créer des conditions d’accueil dignes.
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