La JGM condamne les répressions à l'encontre des "aidants"

L'article L622-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers datant de 1944 est clair: "Toute personne qui a facilité l'entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d'un étranger en France encourt une peine d'emprisonnement pouvant atteindre 5 ans et une amende pouvant aller jusqu'à 30 000euros"
Le nouvel objectif chiffré d'interpellations d'aidants pour 2010 émanant de loi de finances de 2009 est tout aussi précis: "5 500".
Les témoignages de citoyens sont tout aussi explicites et de plus en plus nombreux à dénoncer des pressions omniprésentes et des gardes à vues de plus en plus nombreuses.

 

Hier, à l’appel de nombreuses associations d’aides aux sans-papiers, des milliers de citoyens et citoyennes se sont rassemblés afin de protester contre ses pressions inacceptables et contre la politique des quotas qui met au placard les valeurs de fraternité et d’entraide entre les individus.

En effet, bien que M. Besson ne cesse d’affirmer à qui veut l’entendre que « tous ceux qui aident de bonne foi un étranger en situation irrégulière doivent savoir qu’ils ne risquent rien », les associations et aidants ont malgré tout l’impression d’une constante prise de risque.

 

De pus, quelle est la définition juridique de l’aidant ? Ici, rien ne distingue le passeur, ce qui inclut une rémunération financière, du citoyen ordinaire qui porte secours à un individu en détresse.

Cette loi et l’instauration de ce nouveau quota ne sont pas neutres. Par leurs existences, l’Etat français est coupable du délit de non assistance à personne en danger. Il nous force ainsi à renier, par la législation, notre part d’humanisme. Par la même occasion, il renie également toute humanité aux sans-papiers.

Nous ne pouvons accepter une telle législation confondant passeurs et bénévoles. Nous ne pouvons accepter une politique qui repose sur la logique totalement arbitraire des quotas.

 

Nous sommes tous concernés. Chacun peut à tout moment se retrouver dans la situation où il devra choisir entre aider un homme, une femme ou encore des enfants en détresse, ou rester les bras ballants, aveugle et sourd face aux cris de désespoirs. Sachez que si vous choisissez la deuxième option, alors vous serez en conformité avec la législation du pays des Droits de l’Homme…

 

Jamais aucune loi ne pourra nous forcer à renier notre humanisme. Jamais aucune loi ne pourra enlever l’humanité à un sans-papier.

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